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Être conseiller général au XXe siècle

Biographie de l'auteur

Jean-Philippe ROY est maître de conférences de science politique et chercheur au Laboratoire d'études sur les réformes administratives et la décentralisation (LERAD) à l'Université de Tours. Il enseigne également à l'école de journalisme de l'IUT de Tours. Il est membre élu de la quatrième section du Conseil national des universités et, depuis quatre ans, conseiller scientifique de l'Union des conseillers généraux de France. Il intervient couramment dans les médias quand l'actualité concerne ses domaines d'expertise.

Format : 138 x 204 mm – Nombre de pages : 176 – Reliure : broché – Dépôt légal : janvier 2008 – Prix 19,00 € TTC

Essai – Diffuseur CEDIF – Distributeur DAUDIN – ISBN 978-2-916548-21-0

1re de couverture

4e de couverture

Être conseiller général...

Depuis la naissance de la Région dans les années 70, les décentralisations successives de 1982 et 2003, le département et son assemblée politique, le Conseil général, ne cessent d'être mis en cause. Obsolète, en trop, niveau politique inadéquat, facteur d'inertie, les diatribes n'ont cessé de pleuvoir. Mais depuis 1996, un tournant semble clair, la république décentralisée préfère spécialiser les différents niveaux de collectivités locales plutôt que supprimer un étage de la pyramide. Ainsi, en 2003, le Conseil général se voit confier des compétences accrues notamment en matière sociale et le département est désormais la principale institution en charge de ce secteur. Malgré cela, les élections cantonales, d'où émanent les membres des Conseils généraux, sont souvent celles où s'observent les records d'abstention. Peu de français sont capables de dire à quoi sert précisément le Conseil général et qui est l'élu(e) de leur canton. Pourtant, en 2004, un tournant s'est produit. Jusqu'alors, les Conseils généraux étaient majoritairement conservateurs. Désormais, plus de la moitié d'entres eux sont gouvernés par la gauche. Plus autonome par rapport à l'État, le Conseil général demeure une instance politique qui représente aussi des territoires et des cultures. Comment se saisit-il de défis tels que la parité, le choc entre le monde urbain et le monde rural, la révolution de l'information et des réseaux ? Dans quelle mesure sa représentation politique épouse-t-elle les attentes et les structures de la société locale ? À la demande de l'Union des conseillers généraux de France, Jean-Philippe Roy a réalisé une enquête approfondie auprès des élus départementaux français. Plus de 1 200 ont répondu, c'est-à-dire un quart de l'ensemble. C'est la plus grosse enquête scientifique réalisée à ce jour sur le sujet. Elle nous dévoile ces inconnus politiques pourtant si familiers : les conseillers généraux.

 

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