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Commentaire de
l'Editeur
Lorsque
j'ai lu " le Merblex ", j'ai ressenti comme un choc
! Il est rare en effet, qu'un auteur vous procure
le sentiment d'une vraie découverte. Cet
auteur est apprécié par les lecteurs
assidus de littérature ; mais aussi et c'est
là une autre découverte : il est
plébiscité par les jeunes. J'en veux
pour preuve le nombre grandissant d'internautes qui
adoptent pour pseudonyme : " merblex "
Avec
son " Merblex ", Mathias Ollivier ouvre l'horizon
à bien des mal-aimés. Ceci explique
sans doute cela ? De l'auteur, on peut se demander
s'il n'est pas l'iconoclaste génial que tout
le monde attend ou le visionnaire le plus
frémissant qui soit. En tous cas il
maîtrise aussi bien la biographie
déchirante, brûlante et
passionnée, que les concepts initiatiques,
sans jamais renier la tradition du roman
populaire.
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IV ème
de couverture
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(Paul
Naget)
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->Ankheri, scribe de Pharaon, décède en
haute Egypte et décide de se réincarner pour
évoluer encore. Plutôt que renaître en
Orient, au sein d'une famille aimante, il choisi de
renaître dans le nord, en milieu hostile ;
persuadé qu'il progressera d'avantage en affrontant
de terribles épreuves. Dès sa naissance,
Ankheri, devenu Henri, est rejeté par sa mère.
Il est " de trop au monde "
Comme elle dit. Cela fait
de lui un Merblex révolté, inadapté
à la culture Occidentale. La mère,
rebaptisée " La Bouche ", mérite la
première place au " hit parade " de la tyrannie
domestique. Elle voulait du bonheur
faut-il lui en
vouloir ?
Henri entretient une relation " paranormale " avec la
culture pharaonique, qu'il porte en lui, en
réminiscence à sa vie antérieure. Il
voue un véritable culte aux dieux du panthéon
Osirien. Il se réfugie dans cet univers comme dans
une bulle inviolable
échappant ainsi à
son enfance troublée. Son envie de quitter l'enfer
familial est si forte, qu'il sort de son corps... Il se "
décorpore "
il se " dédouble ", comme
ils disent... Il rêve de remonter le Nil en barque
solaire pour se rassembler comme Osiris à qui il
s'identifie.
Pour exorciser son enfance malheureuse et se
construire une identité, le Merblex commet un crime :
il la met à mort ! Il transcende ses ressentiments
à travers la géographie sacrée de son
voyage intérieur. Le Merblex lapide la "
société des loisirs ", s'en prend à la
" comédie du bonheur ", prononce des sentences et
remet " les pendules à l'heure ", à travers un
discours cinglant et récurrent, perpétuant
ainsi la légende d'Osiris. L'enfance
maltraitée, la différence, le conformisme,
l'homosexualité, le bonheur, tous nos repères
y passent...
Sans doute sommes nous tous des Merblex, c'est en tout
cas une idée largement propagée dans cet
ouvrage.
De l'auteur, on peut se demander s'il n'est pas
l'iconoclaste génial que tout le monde attend ou le
visionnaire le plus frémissant qui soit. En tous cas
il maîtrise aussi bien la biographie
déchirante, brûlante et passionnée, que
les concepts initiatiques, sans jamais renier la tradition
du roman populaire.
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